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Au moins 40 personnes ont été tuées dans une frappe aérienne israélienne sur une école de l’ONU dans la bande de Gaza, rapportent des sources médicales palestiniennes. « Il n’y a aucun endroit sans danger pour les civils dans la bande de Gaza pour le moment, » déclare M. Ging, responsable de l’UNWRA. « Même les 14 000 personnes qui ont cherché refuge dans nos écoles et les abris, ne sont pas non plus en sécurité. » M. Ging en appelle à la communauté internationale et rappelle l’évidence : « On ne peut pas mener d’énormes opérations militaires dans ces lieux densément peuplés sans tuer des centaines de civils et en blesser des milliers. » Tous les observateurs savaient que cette opération provoquerait un bain de sang pour la population civile. Et tous s’interrogeaient : faudrait-il un nouveau Qana – cette ville libanaise martyre où les civils ont par deux fois en 1996 et 2006 payé un lourd tribut – pour que cesse cette campagne, dont le potentiel meurtrier est à la hauteur de son absence de véritable objectif militaire ? Nous y sommes.

BBC, 6 janvier 2009

Au moins 40 personnes ont été tuées dans une frappe aérienne israélienne sur une école de l’ONU dans la bande de Gaza, rapportent des sources médicales palestiniennes.

Plusieurs enfants font partie des victimes, qui ont été tuées lorsque l’école Al-Fakhura, située dans le camp de réfugiés de Jabaliya, a reçu un tir direct, indiquent les médecins des hôpitaux à proximité.

Les personnes présentes à l’intérieur avaient cherché refuge pour se protéger de l’offensive terrestre israélienne.

Auparavant, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait mis en garde contre une « véritable crise humanitaire » à Gaza.

Prenant la parole au 11ème jour de l’assaut israélien, un haut fonctionnaire du CICR, Pierre Kraehenbuhl, avait déclaré que la vie dans la bande de Gaza est devenue intolérable.

Des sources médicales palestiniennes indiquent que jusqu’à 600 personnes ont été tuées depuis que les attaques ont commencé, et M. Kraehenbuhl réclame que soit fait beaucoup plus pour protéger les civils.

Environ 70 Palestiniens et cinq soldats israéliens ont été tués mardi.

Un soldat a été tué lors d’un échange de tirs avec des militants dans la ville de Gaza, tandis que quatre autres ont été tués par des obus tirés par un tank israélien plus tôt dans la journée, indiquent les responsables militaires israéliens.

Israël affirme que son offensive vise à arrêter les tirs de roquettes des militants, mais au moins cinq roquettes ont frappé le sud d’Israël mardi, l’une d’entre elles atteignant la ville de Gedera, à environ 40 kilomètres de la bande de Gaza, et blessant un enfant.

Trois civils israéliens et un soldat ont été tués par des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza depuis le début de l’offensive il y a 10 jours.

Des témoins ont déclaré qu’un missile israélien au moins avait frappé l’école Al-Fakhura mardi après-midi, provoquant une grande explosion et projetant des éclats sur les personnes présentes à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment.

Des centaines de personnes avaient cherché refuge à l’intérieur de cette école de l’ONU pour tenter d’échapper aux combats entre soldats israéliens et militants à la périphérie du camp de réfugiés situé à l’est de la ville de Gaza.

La télévision a montré des images de corps étendus sur le sol au milieu de mares de sang.

Les victimes ont été prises en charge par deux hôpitaux. Les médecins de l’hôpital Kamal Adwan à Beit Lahiya indiquent que 30 personnes y sont décédées. En outre, 10 personnes sont mortes à l’hôpital Al-Shifa, dans la ville de Gaza, ont dit les médecins.

On s’attend à ce que le nombre de victimes augmente encore.

L’armée israélienne n’a pas encore commenté l’évènement, mais par le passé elle avait accusé les militants d’utiliser les écoles, les mosquées et les zones résidentielles pour se dissimuler.

Il s’agit de la deuxième frappe aérienne israélienne sur une école de l’ONU aujourd’hui. Plus tôt dans la journée, au moins trois Palestiniens ont été tués quand une école a été atteinte dans le camp de Shati, ont déclaré des fonctionnaires de l’ONU.

Après la première attaque, John Ging, le directeur de l’agence des Nations Unies (UNRWA), a déclaré que les conditions dans la bande de Gaza étaient « horribles ».

« Il n’y a aucun endroit sans danger pour les civils dans la bande de Gaza pour le moment. Ils fuient leurs maisons et ils ont raison de le faire lorsque vous voyez le nombre de victimes. »

« C’est très, très dangereux, et même les 14 000 qui ont cherché refuge dans nos écoles et les abris, ne sont pas non plus en sécurité. »

M. Ging juge qu’il est de la responsabilité des dirigeants internationaux d’agir pour protéger les civils.

« On ne peut pas mener d’énormes opérations militaires dans ces lieux densément peuplés sans tuer des centaines de civils et en blesser des milliers », a-t-il ajouté.

Les informations sur la situation en provenance de la bande de Gaza sont limitées, car Israël a empêché les journalistes étrangers d’y entrer.

Publication originale BBC, traduction Contre Info

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